Nous sommes ici pour réussir son meurtre.

Nous sommes ici pour réussir son meurtre.
Y a forcément quelqu'un de plus haut placé. De plus beau, de plus élégant. Quelqu'un que tout le monde dit drôle et sympathique. Une personne attachante mais mystérieuse, intelligente et raffinée. Quelqu'un que tout le monde aime et déteste, quelqu'un de trop envié. Regardez-y de plus près. Et là dedans, comment c'est ? On a les boules hein. Un monstre naît dans la poitrine, on vit avec mais au fil des jours il se nourrit et grandit, jusqu'à en devenir étouffant. Alors on tente de se noyer pour le noyer. Mais on se rend vite compte que lui restera, mais pas soi-même. On se perd, on s'enferme, on vieillit. Les rides tristes et cireuses se forment avant que l'on n'ait rien pu dire. On admire toujours, on envie, mais on n'aime plus. On se dit que s'ennuyer, c'est pas si mal, que la vie monotone après tout à de bons côtés. Parfois, on se surprend à rêver d'aventure, d'eau bleue et d'amis. Mais non, on retourne à la raison, on pense fort à son canapé qui aujourd'hui est notre meilleur ami, le confort qu'il nous apporte, son amitié. On se prélasse dans sa maison tout nu. De toutes façons, on s'en balance, personne n'est plus rentré ici depuis le passage de l'huissier. On mange bien, puis on dort, on regarde la télé. Et puis finalement, un certain jour de juillet, on regarde par la fenêtre avant de se coucher, et on se retrouve émerveillé par la plus futile des choses, les lumières éblouissantes d'une ville active, les voitures qui dansent sur le pont, un brin de musique sur sa lointaine gauche, puis on repense à cette personne, belle, élégante et aimée, à qui l'on a essayé de couper les jambes, on revoit son visage, ses manières, sa beauté, jusqu'à l'imaginer en face de soi, on sait qu'elle, elle a réussi, que son coeur ne flamboie pas sous l'ennui. Alors on va dormir, la goutte coincée dans la gorge, silencieux, et on se rend compte que l'on a gâché une vie. Que le monstre n'était pas mort, mais caché, jusqu'à ce que l'on trouve le courage de le chasser à force de combats et de le remplacer par la plus belle des créatures.

# Postato giovedì 19 febbraio 2009 15:59

Modificato lunedì 24 agosto 2009 15:49

Les âmes crachent leurs souffrances dans les cerveaux, qui ne savent que faire que de les garder.

Les âmes crachent leurs souffrances dans les cerveaux, qui ne savent que faire que de les garder.
Je pense que l'une des pires choses au monde est de se dire que l'on est pas à la place où l'on devrait être. Lorsque l'on sent que son temps est gâché, que l'on ne peut dire ce qui se passe en soi à nos proches, la frustration n'est que trop grande. Rêver, toujours, c'est malsain. Avoir des idéaux et des envies, des images qui se propulsent dans la tête comme des abeilles sur leurs fleurs, sans jamais pouvoir profiter de sa propre richesse. Voir des sourires, des lieux dont on ne sait d'où l'image vient, mais dont on sait pertinemment l'existence. Attendre est aussi nocif que rêver, si ce n'est pire. S'ennuyer, désobéir. L'ennui fait naitre certaines vexations dans la tête, fait remonter des souvenirs douloureux. J'ai lu quelque part que passer trop de temps à faire quelque chose reflétait le manque de quelque chose. Je pense que certains cas justifient cette phrase. Je pense tout d'abord aux drogués, ceux qui passent beaucoup trop de temps à s'injecter des produits plus ou moins dangereux. Ils leur manquent des choses que l'on n'imagine pas. Peut-être ont-ils perdu un proche, un ami, quelqu'un de cher, ou alors leurs familles sont-elles trop loin d'eux. Peut-être n'ont-ils rien à faire là où ils sont, que d'essayer vainement d'oublier tout ce qui constitue leur réalité en inventant tout ces artifices. Le temps n'offre pas toujours ce que l'on souhaite au moment où l'on se sent prêt à recevoir. La télé est ennuyante, tout comme les ordinateurs. La noyade de certains dans les clichés ne devrait pas exister, si l'on savait que faire de sa peau.
Il me faudrait vivre, et arrêter d'attendre en rêvant de toutes ces choses qui ne m'arriveront pas. Je suis piégée ici, comme un mort dans sa tombe, et je manque d'air.

# Postato domenica 23 agosto 2009 13:21

C'est en s'entraînant que l'on marche, en marchant que l'on tombe, en tombant que l'on se relève.

C'est en s'entraînant que l'on marche, en marchant que l'on tombe, en tombant que l'on se relève.
Je suis vulnérable. Je suis accoudée au bord du puits sombre et profond de la déchéance, à me demander si finalement ce n'est pas le meilleur endroit où pourrir. Eh bien oui, puisque de toutes manières, il faut pourrir quelque part. Les gens aimants sont prévoyants mais peut-être pas assez puissants. Il faudrait savoir anticiper certaines réactions pour me forcer à choisir le bon côté de la vie. Mais, y a-t-il un bon côté ? En fait, je pense qu'il n'y a que le côté où l'on est souillé proprement, à la recherche d'une existence agréable tout de même, et celui où l'on est souillé de manière totalement dégueulasse et irrespectueuse. Perdre son honneur, où est le mal. Il suffit de regarder autour de soi pour savoir que tomber sur quelqu'un d'honorable est plutôt rare.
En fait, on s'en fout
.
Je suis plutôt atteinte. Et j'ai conscience que ceci ne changera pas, parce que je ne suis pas encore sortie de cette merde. Il faudrait juste que je sache ralentir le mouvement, ne pas tomber trop bas dira-t-on. Je ne veux pas me retrouver à faire la pute sur le trottoir d'ici quelques mois. Il n'y a pas de bouton pour commander l'homme, ainsi je ne puis me freiner de manière machinale. Quel dommage, alors il va falloir m'aider. Mais qui ? Mes amis sont bien loin maintenant. Il n'y a pas grand monde sur qui compter, dans cette contrée. Un beau jour on se retrouve face à soi-même, face à l'état déficient où nous amènent ceux qu'on aime et l'on observe les parcelles de soi que l'on met du temps à décoder. On devient même nostalgique de sa conscience perdue, le miroir ne nous renvoie que cette image de tâche humaine délavée et ruinée, les dents jaunies par le temps, la bouche martyrisée par l'alcool. Peut-être que je sombre, on verra dans quelques années.

En attendant, je brûle les ailes maternelles, pour les remplacer par d'autres coupée en plein élan de naissance, vieilles et déjà ternes.

# Postato lunedì 24 agosto 2009 08:40

Modificato lunedì 24 agosto 2009 14:07

Drunk and junk.

Drunk and junk.
J'ai gerbé trois fois ce matin et c'est toujours les mêmes sentiments qui s'étouffent dans mon esprit.
C'est irrationnel, et tellement dommage à la fois.

Il faut vraiment que j'arrête ça... " We always said last time, last pleasure, last time... But we never stoped. "

Ce soir j'espère. Beurk, détruisez-moi sérieux.

# Postato mercoledì 26 agosto 2009 07:26

Modificato venerdì 28 agosto 2009 16:39

Je ne m'en voudrais jamais assez d'avoir été si longtemps sourde. Je m'attardais sur mes propres mots sans décortiquer les tiens comme j'aurais dû le faire. Ce trésor, que je cherchais à l'extérieur était en fait sous mes yeux. Tu réussissais à retranscrire sur mon écran les exactes choses auxquelles j'ai toujours voulu m'accrocher, les mots que j'ai toujours voulu croire. Un amour insensé, bien trop fort, que je délaissais pour hurler laidement mes peines sur mes papiers. Je savais bien qu'un jour tu n'écrirais plus un mot sur moi, que ce temps où je recevais des flots de mots magiques dans la gueule serais révolu. Je ne regarde pas les choses lorsque je les détiens, mais essaye vainement de les identifier lorsqu'elles ne sont plus d'actualité. Je regrette toutes ces choses que je ne pouvais attraper en essayant de les ramener vers moi. Mais je ne serais jamais efficace, il parait que c'est chacun son tour. Je suis désolée de t'avoir fait perdre du temps et des rires, je n'étais qu'un énorme tas flasque à l'apparence d'un bloc de pierre. Mais la dure croûte du pain recouvre la mie moelleuse. Je n'ai jamais été une étoile dans ton ciel.

Je ne m'en voudrais jamais assez d'avoir été si longtemps sourde. Je m'attardais sur mes propres mots sans décortiquer les tiens comme j'aurais dû le faire. Ce trésor, que je cherchais à l'extérieur était en fait sous mes yeux. Tu réussissais à retranscrire sur mon écran les exactes choses auxquelles j'ai toujours voulu m'accrocher, les mots que j'ai toujours voulu croire. Un amour insensé, bien trop fort, que je délaissais pour hurler laidement mes peines sur mes papiers. Je savais bien qu'un jour tu n'écrirais plus un mot sur moi, que ce temps où je recevais des flots de mots magiques dans la gueule serais révolu. Je ne regarde pas les choses lorsque je les détiens, mais essaye vainement de les identifier lorsqu'elles ne sont plus d'actualité. Je regrette toutes ces choses que je ne pouvais attraper en essayant de les ramener vers moi. Mais je ne serais jamais efficace, il parait que c'est chacun son tour. Je suis désolée de t'avoir fait perdre du temps et des rires, je n'étais qu'un énorme tas flasque à l'apparence d'un bloc de pierre. Mais la dure croûte du pain recouvre la mie moelleuse. Je n'ai jamais été une étoile dans ton ciel.
" Parfois tu parais femme, d'autres petite fille. Cette façon que tu as de me rappeler, de temps à autres, que j'existe malgré tout.
J'aime tout en toi, même ces défauts, qui parfois m'agacent. J'aime cette absence que tu fais peser, car je n'attends ensuite que ton retour. J'aime cette aisance que tu as à parler. J'aime cette façon de m'ignorer tout en me rassurant.
Je sais pas. Je m'accroche à toi, comme par instinct. Je t'aime, comme si c'était la chose la plus naturelle au monde. Je t'aime. Comme un être normalement constitué s'enfuit devant la mort, ma réaction face à toi, c'est simplement l'amour.

Quoi de plus basique ? "

" J'aimerais revivre ces moments, même ceux où on ne s'entendait pas, ceux où je t'énervais.
Je ne sais pas. Si je dois me noyer dans l'indifférence ou m'accrocher à toi, encore.
Je veux t'avoir à nouveau. Emprisonner ton coeur dans une boîte de cristal, qu'il ne soit qu'à moi.

Tu ne me manques pas. J'ai juste besoin de toi. "

" Ton sourire, c'est la lumière. Tout en toi rappelle la joie. Tu incarnes, en fait, un Soleil. Oui, comme une étoile, sur Terre. Et ton surnom, Luna, devient totalement paradoxal, quoique finalement logique.
Parfois, j'ai l'impression que, sans toi, je serais un bateau lâché vers le large.
J'aimerais prendre ta peine, l'aspirer comme si c'était de la poussière. T'insuffler toute la joie du monde. Que tu sois heureuse, toujours, à tout prix.
J'ai envie que tu sois emplie de bonheur, que tu rayonnes, comme tu le fais si bien. J'aimerais que tu puisses voir en moi, tout l'amour que je te porte. J'aimerais qu'il suffise à effacer la douleur. J'aimerais savoir comment faire, avoir le mode d'emploi, pour chasser tes larmes. Pour que rien d'autre qu'un sourire épanoui ne s'échappe de ton visage.
Je veux juste que tu sois comblée, la fille la plus heureuse de la Terre. "

" Ne pas te comprendre, c'est parfois un supplice. Je ne veux pas que tu vives en étant à l'écart. Je veux être le témoin de ta vie.


Tu es un mystère pour moi. "

# Postato venerdì 10 aprile 2009 21:02

Modificato domenica 12 aprile 2009 17:54